L’Orchestre symphonique de Mulhouse et la Haute école des arts du Rhin ont partagé leurs savoir-faire le temps d’un concert pour fêter les 150 ans du Théâtre de la Sinne. Retour sur un concert singulier.

L’Orchestre symphonique de Mulhouse a voulu célébrer l’anniversaire du mythique théâtre mulhousien d’une façon inattendue. Le public de l’OSM a assisté à une pièce musicale imagée, durant laquelle il a pu découvrir le travail de deux étudiants de la Haute école des arts du Rhin. Ce travail mêlait à la fois danse contemporaine et vidéo-projection, mené respectivement par Maureen Nass (A2 Art) et Maxime Sattler (A5 Design graphique).

« C’est un espace d’expression inédit pour les étudiants », explique Gilles Toutevoix, « c’est une confrontation avec le live, la vidéo-projection était en direct ! », renchérit Florian Sabatier, tous les deux enseignants à la HEAR à Mulhouse et encadrants pour ce projet. « De plus, cette expérience permet de développer des relations entre des pôles culturels locaux à travers des pratiques étudiantes », conclut Gilles Toutevoix.

Musique, danse et arts plastiques

« Le but avec ce programme est de montrer que ce sont certes les mêmes murs qui abritent depuis 150 ans le Théâtre de la Sinne, mais qu’à l’intérieur, il est un lieu de spectacle bien vivant, qui évolue et vit avec son temps et où l’on fait des spectacles d’hier et d’aujourd’hui », explique Clément Schildt, altiste de l’Orchestre symphonique de Mulhouse et instigateur du concert. « De nos jours, la mode est de mélanger les arts et ce concert en est une illustration parfaite en fusionnant musique, danse et arts plastiques »

Alchimie

Alors que les premières notes de « Im fremden Land » (« en terre étrangère ») du compositeur Philippe Hersant retentissent, des formes lumineuses apparaissent sur un énorme écran posé sur la scène du théâtre. Tandis que le sextuor et la vidéo-projection interagissent ensemble, la danseuse apparaît et entame une chorégraphie à la fois poétique et primitive. « Les étudiants ont imaginé leur intervention en écoutant la pièce de Philippe Hersant », explique Gilles Toutevoix. Contre toute attente, alors que les univers d’un Orchestre symphonique, de la vidéo-projection et de la danse contemporaine ne sont pas souvent amenés à coexister, l’alchimie est bien présente.