Échanges internationaux
Journal d’Armelle Exposito et de Caroline Gauthier à Ahmedabad
mars 2017
Échanges
Réalisations

Chaque mois, les étudiants de l’atelier de Didactique visuelle en échange dans une école étrangère, ou en stage, nous envoient quelques images et un très court texte témoignant de leurs impressions et partageant leurs découvertes.

Février 2017
« Arrivées depuis un mois à Ahmedabad (Inde) dans cette ville bruyante et polluée, le campus de l’école se révèle
comme un vrai havre de paix. Le National Institute of Design nous accueille pour cinq mois, le temps de découvrir
la culture et l’enseignement indiens.

Le fait d’être logées sur le campus avec les autres étudiants nous a permis une intégration rapide mais
pas sans difficulté. En effet, la culture indienne est parfois bien éloignée de la nôtre et comprendre ce pays
aux multiples facettes se révèle long. La constance des règles ou des horaires n’est pas de mise et prévoir
quelque chose est ici compliqué. Tout se déroule au jour le jour, un vrai exemple de carpe diem. Le personnel
ne parlant pas toujours l’anglais, mais l’hindi, la traduction nous réserve de temps à autre quelques surprises
au niveau des projets. Les étudiants sont toujours chaleureux, accueillants et à l’écoute pour nous donner conseils
et bonnes adresses. Nous résidons pour l’instant dans un logement temporaire appelé « Guest House » et allons
bientôt déménager dans nos chambres définitives d’une, deux ou trois personnes.

Étudier au NID est une réelle chance de s’essayer à d’autres disciplines artistiques. Nous avons pu participer
à un workshop de céramique les deux premières semaines suivant notre arrivée. Les troisièmes et quatrièmes semaines
de janvier, nous devions choisir un workshop interdisciplinaire parmi de nombreux choix. Nous nous sommes intéressées
à la fabrication d’objets en bambou (Caroline) et à la méditation (Armelle). Ces semaines étaient une occasion
unique découvrir un peu plus la culture indienne.

Actuellement, nous effectuons un workshop sur les méthodes d’impression nommé « Relief Printing ». Nous imprimons
grâce à des presses typographiques et faisons également de la linogravure. Un assistant est dédié à chaque machine
et il est très intéressant d’en découvrir son fonctionnement. Nos prochains modules sont photographie, histoire
de l’art et un projet personnel de design graphique. Le fonctionnement des cours est assez différent du système
français : ici les modules durent plusieurs semaines. Généralement, nous expérimentons durant la première et devons
créer un projet personnel ou de groupe durant la seconde.

Réaliser son échange en Inde, c’est aussi l’occasion de voyager durant certains week-ends. Nous avons ainsi eu
l’occasion de visiter l’île de Diu, une ancienne colonie portugaise située à la pointe sud de l’État du Gujarat
et vraiment surprenante par son architecture et sa culture indo-portugaise. Nous avons également assisté à un mariage
indien dans la ville de Guwahati. Il était vraiment intéressant de découvrir cette cérémonie et les rituels qu’elle
implique. Nous étions invitées à un mariage Assami  (région de l’Assam, nord-est) qui est complètement différent
d’un mariage sud-indien ou nord indien : apparemment, les coutumes varient tous les 1000 km. »

Cliquez sur les images pour les faire défiler.

Mars 2017
« Le temps file à Ahmedabad. Les semaines s’enchaînent entre cours et voyages. Revenues depuis peu de Bhuj,
ville aux portes du désert de sel du Kutch où nous avons pu découvrir l’incroyable artisanat local, la vie reprend son cours
à l’école avec en début de semaine dernière le “Holi”. Appelé parfois la fête des couleurs, ce festival est le plus important
de l’année en Inde. Il se célèbre vers l’équinoxe de printemps et marque le début de l’été.
Cette période annonce déjà la fin de l’année pour nous avec en perspective un projet personnel qui devrait la conclure.
Durant six semaines, nous allons travailler sur le thème de notre choix. Étant en quatrième année de graphisme dans une classe
qui débute, nous pouvons choisir un sujet sans assister à des cours de méthodologie de projet. »

Caroline : « Je vais travailler sur un projet d’illustration sur la relation de fascination parfois extrême des Occidentaux avec l’Inde.
Le tout sera regroupé dans un livre aux couleurs chatoyantes ».

Armelle : « Quant à moi, je pars trois semaines enseigner le français à des réfugiés tibétains dans la petite ville de Mcleod Ganj
(Himachal Pradesh). Je collecterai des témoignages de vies mais étudierai aussi les méthodes d’enseignement et d’apprentissage
du français. Le projet sera sûrement restitué sous la forme d’une édition, mais il pourrait aussi faire l’objet d’un blog,
je n’ai pas encore décidé ! »
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étudiants

Armelle Exposito et Caroline Gauthier