Initiée en 2024-25, la mention Enquêter, raconter est issue de deux groupes pédagogiques en Art (intitulés No Name & Narraction). À l’image de la pédagogie de la mention, le laboratoire éponyme emprunte différentes méthodologies d’enquête et de mises en récits dans ses protocoles de recherche.
Ces activités de recherches théoriques et plastiques sont menées autour d’une thématique explorée durant 2 années consécutives. Celle-ci fait l’objet d’une édition et/ou d’une exposition.
– année 1 : un séminaire de recherche animé par les enseignant·es de la mention, des invitations de personnalités qualifiées et la préparation d’un projet d’exposition (conceptuel et formel)
– année 2 : poursuite du séminaire, réalisation d’une forme éditoriale et d’une exposition de travaux d’étudiant·es
Le premier cycle de recherche initié en 2025 a pour objet la Science-Fiction ; le thème retenu : « Penser (avec) la science-fiction aujourd’hui : fantasmes, délires, critiques ».
La science-fiction y est abordée comme un réservoir de méthodes de création de formes et de récits, de dispositifs perceptivo-critiques (ces mondes alternatifs qui nous font voir et penser autrement ce monde-ci), d’instruments spéculatifs d’arpentage des espaces physiques et mentaux, de formes spécifiques de pensées, de méthodes d’investigation du réel et de transposition dans un espace-temps dramaturgique qui s’en éloigne.
La science-fiction est aussi une autre façon de questionner – ce qui est nécessaire pour donner des réponses alternatives :
– Faut-il être paranoïaque pour ne pas perdre la raison ?
– Est-ce qu’avoir de l’empathie, c’est désobéir à l’autorité ?
– « Comment construire un univers qui ne tombe pas en morceaux au bout de deux jours ? » (Philip K. Dick)
– Vivons-nous dans « le meilleur des mondes » (titre d’un roman d’Aldous Huxley) possibles ?
– Qu’avons-nous pu et que sommes-nous encore capables d’imaginer ?