Strasbourg, HEAR - 1, rue de l'Académie
L’autrice et illustratrice Bénédicte Muller (DNSEP/Master Illustration, 2011) revient sur la genèse d’un récit initialement pensé comme l’histoire d’une fuite à travers son ouvrage La tête sur mes épaules. Dans le cadre du cycle Superconstellation Dire les mots qui sèment le trouble. Récit de soi ; traumatisme et intimité dans la fiction proposé par le laboratoire De Traits et d’esprit et l’atelier Illustration.
Dans cette conférence, l’autrice revient sur la genèse d’un récit initialement pensé comme l’histoire d’une fuite : celle d’un personnage, Martha, habitant une maison hantée par une grosse tête, la contraignant à fuir et à condamner les pièces, les unes après les autres. Lorsqu’elle se résout à la confronter, elle découvre que cette grosse tête porte son propre visage.
Peu explicite au départ, le sujet se précise au fil des versions manuscrites. La métaphore de « la tête-histoire qu’on fuit », se développe et devient à la fois le symbole du traumatisme et la représentation d’un certain nombre des mécanismes d’emprise et de défense à l’oeuvre en situation d’inceste. Mais de ce motif de tête découlera également toute la fantaisie du récit, avec cette question tout au long de l’écriture toutefois : Comment ne pas rester assignée à l’exactitude des faits et s’autoriser à fictionner autour d’un sujet aussi sensible ?
– Jeudi 29 octobre 2026 de 18h à 20h
HEAR, auditorium
1, rue de l’Académie à Strasbourg
Entrée libre