Cette année, l’identité visuelle de l’événement est confiée à Alice Bourdelon et Capucine Fasquel–Chabert (DNSEP/Master Graphic [···] Languages, 2024). Elle traduit une énergie collective foisonnante, riche et multiple.

Elle traduit une énergie collective foisonnante, riche et multiple. Les noms des étudiant·es participant·es, placés au premier plan, composent une matière dense et vibrante. L’école et le festival apparaissent en arrière plan, comme l’espace porteur dans lequel ces singularités évoluent et coexistent.

Par des couleurs franches et saturées, le dialogue entre aplats massifs et détails typographiques, l’identité visuelle affirme une présence radicale et immersive. La déclinaison en 3 variations chromatiques prolonge l’idée de multiplicité et de diversité, portée par le festival.

La structure typographique, la spontanéité des lettres cursives et l’accumulation des noms en motif produisent une énergie brute et collective, proche des codes du graphisme éditorial et des scènes artistiques indépendantes.

L’édito de Stéphane Sauzedde, directeur de la Haute école des arts du Rhin

Mais qu’est-il en train de se passer pour les 144 jeunes artistes présent·es dans ce catalogue des diplômes ?

Ils et elles se suivent, page après page, par ordre alphabétique, toutes et tous voisin·es comme ils et elles l’ont été pendant plusieurs années, dans les murs de la HEAR – même s’ils et elles seront bientôt diplômé·es, séparé·es et réparti·es dans le monde.

Ils et elles sont présenté·es dans une publication au graphisme lumineux, proposé par Alice Bourdelon et Capucine Fasquel–Chabert, duo de graphistes diplômées de la HEAR en 2024. La vivacité des couleurs, la rondeur des typographies, l’iconographie, les informations multiples et porteuses d’avenir : c’est une publication pensée comme un dynamiseur, un propulseur, une façon dynamique d’accompagner les étudiant·es pour leur sortie de l’école.

Pour l’heure, et alors que cette publication se prépare (mai 2026), ils et elles sont en train de terminer ce qui leur permettra d’obtenir leur diplôme – certain·es travaillent un passage particulièrement difficile d’une pièce de récital, d’autres testent la lumière qui devra glisser sur la scénographie choisie, refont les gestes d’une performance au timing serré… D’autres encore, ailleurs dans l’école, font tourner à flux tendu les traceurs ou les agrandisseurs photographiques, les presses et les cadres de sérigraphie – pour produire des images et des publications bientôt partagées. Ailleurs, des étoffes sont en train d’être tissées ou imprimées, teintes ou encore assemblées… Des films sont sur les bancs de montage, la post-production fait pousser les giga-octets. Des objets faits de bois, de métal, de verre ou de céramique (entre autres !), sont en train d’être assemblés, bientôt agencés en exposition. Les ordinateurs ne sont plus jamais éteints et en sortent des pièces sonores, des DJ sets ou des compositions que sauront jouer des machines…

Durant cette période de production, toute personne qui parcourt les bâtiments de la HEAR à Mulhouse ou à Strasbourg, dans la Cité de la musique et de la danse ou sur le campus de la Krutenau, ne peut s’empêcher de comparer l’école à une ruche ou à une fourmilière : un lieu où l’activité est partout, où les stocks augmentent, et où pourtant rien n’est vraiment lisible pour celleux qui ne sont pas expert·es des processus en cours.

Ce n’est qu’ensuite, alors qu’à ce temps de préparation et de production succèdera l’adresse au jury et au public, que tout deviendra subitement évident : c’était ces œuvres qui étaient en gestation, c’était ces formes, ces sons, ces mots, ces images, ces espaces et ces gestes qui trépignaient, sur le point d’arriver !

…C’est pour cela que sont si précieux les concerts examens, les présentations de diplômes et le Festival HEAR & NOW de fin juin : ils présentent au public, pour la première fois, un très grand nombre d’artistes et de réalisations et constituent l’apparition d’une nouvelle génération.

On comprend pourquoi le graphisme de ce catalogue est aussi joyeux : voir arriver dans l’espace social toutes ces nouvelles et nouveaux artistes, à Strasbourg, à Mulhouse, en Alsace, mais aussi, bientôt, en France, en Europe et dans le monde, mérite bien une célébration.

Consulter le catalogue en version numérique

Présentation
328 pages en couleurs. 20€
Impression : quadrichromie + 3 encres Pantones
Imprimé en juin 2026 par l’imprimerie Chirat.
15 x 24 cm.
ISBN : 2270-9347


Mis en ligne le 10 juillet 2026