Strasbourg, Musée historique

Une exposition des étudiants des sections impression(s) des écoles d’art de Strasbourg, Mulhouse, Metz — Épinal et Nancy. Infiltrant la scénographie existante, leurs productions entrent en résonance avec les collections du musée.

On s’infiltre est le deuxième projet d’exposition regroupant des étudiants et des jeunes artistes issus des sections impression(s) de la HEAR Mulhouse – Strasbourg, de l’École Supérieure d’Art de Lorraine à Metz et de l’École Nationale Supérieure d’Art et de Design à Nancy.
Après la galerie Modulab à Metz en 2017, le musée historique de la ville de Strasbourg invite de jeunes créateurs à exposer au coeur de ses collections et leur propose l’expérience originale d’insérer leurs travaux au sein des collections permanentes. Suite à des visites et des échanges avec les enseignants et les équipes du musée, chaque participant a ainsi imaginé une ou des propositions et une façon d’infiltrer la scénographie existante.

Cette « exposition dans l’exposition » permet aux jeunes artistes de se confronter à un contexte atypique et chargé de sens. Elle les projette dans la réalité d’une structure muséale avec ses potentiels et ses contraintes. Elle joint des situations et des fragments de la grande histoire avec leurs préoccupations et interrogations sur les questions liées aux images et particulièrement aux images imprimées (gravures, sérigraphie, typographie manuelle, empreintes, etc.). Leurs propositions rendent compte de la diversité des approches de ces médiums paradoxalement anachroniques et complètement en phase avec nos interrogations actuelles sur le statut des images.

Les ateliers de gravure dans les écoles d’art dialoguent entre les techniques d’impressions anciennes et les enjeux plastiques d’aujourd’hui. Les étudiants touchent physiquement les images créées, les impriment une à une et se questionnent sur le rapport à l’image en ouvrant les champs du possible de ce médium au-delà du papier, vers le volume, le rapport au son, les supports textiles et plastique, la lumière, les pliages, le numérique, l’installation… Les « estampes» produites permettent aux étudiants de finaliser et de véhiculer leurs démarches à l’extérieur de l’école. Ce projet d’exposition rend compte de la diversité des approches de ce médium paradoxalement anachronique et complètement en phase avec nos interrogations actuelles sur le statut des images.

Avec Caroline Amadei, Brice Ammar-Khodja, Pierre André, Claire Arnaiz & Laurine Ménissier, Camille Bertrand, Élie Bouisson, Adrien Cantone, Manon Catinat, Valentine Cotte, Zoé Damez, Élise Demange, Élise Deubel, Morgane Duflos, Victor Giroux, Paul Heguy, Garance Henry, Geoffroy Korn Le Bars, Sylvain Léal, Malo Lecollinet, Marion Lemaître, Aquila Lescene, Louise Leygues, Perrine Masson, Benoit de Mijolla, Célia Muller, Corentin Ohlmann, Élodie Paupe, Marceau Pensato, Rémy Pommeret, Nastassja Ramassamy, Adèle Robineau, Yvan Rochette, Jade De Rooster, Agathe Siffert, Théo Toussaint et Clara Valdes.

Commissariat par les professeurs d’images imprimées : Aurelie Amiot (ÉSAL Metz), Luc Doerflinger (ENSAD Nancy), Charles Kalt (HEAR – Strasbourg), Didier Kiefer (HEAR – Mulhouse).


Musée historique de la Ville de Strasbourg
2 Rue du Vieux-Marché-aux-Poisson – Strasbourg

Du 19 janvier au 24 février 2019
Vernissage vendredi 18 janvier à 17h30