Strasbourg, HEAR, auditorium à 19h

Né en 1967, cet artiste allemand est loin d’être un débutant. Mais la découverte de son œuvre figurative en France est récente.

Simon Pasieka s’est fait un nom en France grâce au coup de projecteur que lui a consacré la galerie Eric Mircher à Paris, en 2011. Réjouissons-nous : en cette rentrée, un solo show à la galerie Julio Gonzales d’Arcueil est l’occasion d’admirer ses derniers grands formats, tandis qu’une exposition collective à Paris, chez Da-End, montrera quelques pièces signées par ce « peintre de l’adolescence ». Mais attention, il s’agit bien d’une métaphore : « Dans mes toiles, les personnages représentent un âge indéfini, celui des premières fois. Je crée des atmosphères, des situations à la fois impossibles et plausibles », dit-il.

“Remettre en cause notre relation aux valeurs”

Ces rituels troubles en pleine nature, engageant de jeunes hommes et de jeunes femmes idéalisés et inquiétants, ouvrent des espaces où l’expérience, souvent sensuelle, est possible. Les objets dont le peintre se saisit, purs jeux picturaux, jouent avec les contrastes et échappent eux-mêmes à la représentation. « Une couverture de survie, par exemple, apporte avant tout de la lumière au tableau», explique Simon Pasieka, qui souhaite « remettre en cause notre relation aux valeurs ». Dans ces peintures, où rien n’est univoque, logent ainsi des histoires inédites, qui nous appartiennent.

Cette rencontre sera suivie d’une discussion autour des communs animée par Alain Della Negra et Mathieu Boisadan. 


HEAR, auditorium à 19h
1 rue de l’Académie — Strasbourg