L’une des vocations de la HEAR est de permettre à tous ses étudiants d’avoir au moins une expérience à l’international au cours de leur scolarité. Découvrir d’autres écoles ou faire un stage à l’étranger, plusieurs possibilités s’offrent à eux. Léa Barelli (Design textile), Ambre Quemin (Communication graphique) et Emmanuel Michaud (Art) reviennent sur leurs expériences respectives.

La Haute école des arts du Rhin propose à ses étudiants plusieurs types de mobilité : dès l’année 1, en dehors des périodes de cours, ils peuvent effectuer une mobilité courte, entre 15 jours et 3 mois. Stage, école d’été, projet artistique collectif ou individuel, celle-ci peut prendre différentes formes. Pour une mobilité longue (entre 3 mois et un semestre), les étudiants doivent attendre la quatrième année exclusivement. Ils choisissent principalement un semestre dans une école partenaire ou un stage professionnel.

Transdisciplinarité

Emmanuel Michaud, étudiant en Art, a choisi la Haute école d’art de Zurich (Zürcher Hochschule der Künste), attiré par le master d’études artistiques transdisciplinaires. « J’ai choisi une école à proximité de l’Alsace dans une perspective de poursuivre les projets entamés là-bas après ma mobilité », explique-t-il.

Le jeune artiste, dont le travail tourne autour de la narration à l’aide de la performance, de la vidéo et du son, privilégie la collaboration et le travail de groupe. « Il y avait des profils extrêmement différents, des plasticiens, des musiciens, des curateurs, même des scientifiques et un économiste » raconte-t-il, « ses rencontres ont généré des retours sur mes travaux que je n’aurais pas pu avoir ailleurs ».

Dépaysement

Ambre Quemin, étudiante en Communication graphique, a également choisi une mobilité dans une école partenaire. La jeune femme a voulu sortir de l’Europe pour un dépaysement total et a choisi la Bezalel Academy of Arts and Design de Jerusalem. « J’avais un cours en hébreu, je ne le parle pas du tout mais d’un point de vue graphique, c’était extrêmement intéressant de voir comment ils travaillent cette typographie », explique-t-elle. « Un autre cours, en anglais, était assuré par un enseignant très engagé politiquement. Le but était de débattre sur la situation du pays avec des Israéliens, des Palestiniens et des personnes du monde entier, puis à partir de ces discussions, le but était de retranscrire graphiquement les idées évoquées avec des affiches. C’était vraiment incroyable comme expérience ! »

Secteur de niche

Léa Barelli, étudiante en Design textile, a choisi quant à elle d’entamer une démarche professionnalisante en partant en stage en Espagne. Elle a travaillé six mois au sein d’un équipementier automobile qui fabrique notamment des composants textiles pour l’intérieur des voitures. « Je voulais vraiment avoir un stage dans un secteur de niche sur mon CV », explique la future designer textile.

« J’ai eu énormément de projets différents : de l’événementiel avec de l’organisation de salons, du dessin de collections , du prototypage. » Le stage permet d’être immergé avant l’heure dans le monde du travail, « j’ai côtoyé des personnes qui ont vingt ans de métier, j’ai énormément appris sur le fonctionnement du métier de design industriel, profil pas forcément répandu en école d’art… » raconte Léa. Dès le départ, la jeune designer textile a tenu à communiquer exclusivement en espagnol « j’étais très loin d’être bilingue, mais j’ai travaillé la langue avant d’arriver ! Ca m’a permis d’être prise au sérieux par mes interlocuteurs ». 

(mis en ligne le 19. 10. 2018)


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