La HEAR est l’un des deux Centres de formation des plasticiens intervenants (CFPI) en France. Son objectif est d’apporter à ses stagiaires d’origine diverse une formation complémentaire fondée sur l’acquisition de compétences didactiques, d’une méthodologie pour l’analyse critique des institutions et de capacités réflexives appliquées au monde contemporain. Présentation de la nouvelle promotion.

Marion Augusto
Née en 1989, Marion Augusto récolte des petits bouts de trucs pour les assembler. Dessins, sons, photographies ou textes sont les traductions de ses expériences et pérégrinations qu’elle active par des dispositifs ou des éditions … selon les histoires à raconter. Elle m’attache à la traduction comme savoir faire avec les différences parce qu’elle tend d’elle même vers l’autre et qu’il s’y love la capacité de résister par l’invention de nouveaux dialogues.

www.mariongusto.wix.com/brume
www.cellulepitome.com
Instagram @rionto

Sophie Chérot
Née en 1985 à St Brieuc. Sa pratique artistique est basée sur l’écriture et la lecture de textes. Cherchant par les mots et leurs sonorités à créer des moments de rencontres furtifs dans des espaces « bruts ». Les textes sont souvent inspirés par des impressions de paysages ou de situations au premier abord hostiles, provoquant parfois le sentiment du vide et la nécessité d’en interroger son expression.

www.par-endroits.fr

Edite Fernandes
Après une licence en Arts Plastiques, Edite Fernandes décide d’user encore un peu ses crayons et intègre l’atelier d’illustration de la HEAR (alors École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg). Depuis, elle vit et travaille dans cette même ville comme illustratrice et graphiste. Elle collabore avec des agences de communication, des collectivités ou des associations.

editefernandes.ultra-book.com
Instagram : @edite.fer

Catherine Alves
Catherine Alvès vit et travaille à Montélier (Drôme). Avec la photographie et l’image animée, elle crée des espaces fictifs dans lesquels le corps apparaît dans des univers plus ou moins réels.

vimeo.com/catherinealves

Suzon Barry
Artiste diplômée de l’Ecole Supérieure d’Art de Lorraine à Metz, Suzon Barry développe une pratique artistique axée sur les petits riens du quotidien. Elle propose, à travers des protocoles performatifs, textes, pièces sonores et immersions des sens, de ralentir le temps et de porter un nouveau regard sur la vie de tous les jours. A travers l’imaginaire, la pleine conscience, le geste et l’écoute, les œuvres de Suzon Barry vont à l’encontre des normes actuelles qui nous poussent à la recherche de la rapidité et de la rentabilité, pour reprendre à nouveau contact avec l’instant T.

barrysuzon.wixsite.com/portfolio

Tanguy Chêne
« Si une multiplicité de pratiques était encline à me définir, je préfère les résumer en un énoncé : je crée des images. Pourtant, ce n’est pas seulement les images qui m’intéressent, mais le sens qu’elles produisent. Ainsi, mon travail ne porte pas sur le medium mais sur le propos. Un propos à la croisée de dynamiques collaboratives de travail, des luttes contre les discriminations et de règles du jeu élaborées à partir de contraintes. »

maxencer.com
Instagram @maxencer_works

Florence Gilard
« Je suis lectrice et formatrice dans les structures de la petite enfance depuis 2008. J’ai repris mes études en 2011, et suis diplômée de l’Académie Royale des Beaux Arts de Bruxelles, option illustration-narration, et option dessin. Mon travail de narration revient souvent sur les fictions familiales, ces histoires – vraies ou fausses – qui nous construisent.  Lectrice ou auteure-illustratrice : le point commun c’est le travail sur la langue et sa musicalité, et sur l’espace de jeu, d’imaginaire, qu’ouvre « l’entre deux du texte et de l’image ». A côté encore, il y a la pratique du dessin, avec le support fragile et vivant du papier. »

Lisa Schitulli
Lisa Schittulli est artiste plasticienne, elle vit et travaille entre Paris, Pantin et Strasbourg. Dans le dessin, la gravure et la vidéo, elle met en scène des personnages moqués et moqueurs, empreints d’humour et de cynisme, et interroge les frontières entre nature et culture. Diplômée d’un DNSEP à la HEAR à Strasbourg, elle a effectué durant son cursus une résidence de trois mois au sein du Warnayaka Art Center, en territoire aborigène (Australie), ainsi qu’un stage chez Warren Editions, atelier de gravure sud-africain basé à Cape Town.

Garance Coquart-Pocztar
« Les corps sont les sujets principaux de mon travail : je souhaite révéler par l’image comment ils sont le résultat d’échanges sociaux complexes et comment ils peuvent devenir politiques. Je travaille aussi sur la déconstruction des médias et de leurs supports : je mets en tension techniques traditionnelles et derniers outils technologiques pour explorer leurs possibles et découvrir de nouvelles formes de design. Le procédé de création d’une image est, dans mes projets, aussi important que le résultat final. C’est pourquoi je travaille autour de la révélation de la fabrique d’une image : je crée des images lo-fi où chaque étape de fabrication les détériore un peu plus. Pour mon diplôme, j’ai travaillé sur le harcèlement sexuel et les identités de genre, par la fiction et le reportage. »

cgarance.tumblr.com

Lucile Gautier
« Originaire de Nantes et après quelques années passées à Bruxelles, je vis et travaille depuis 2014 à Marseille où j’ai récemment intégré l’Atelier des héros où ma pratique est essentiellement tournée vers la bande dessinée, bien que ce ne soit pas ma seule activité. Le projet Goutte à goutte, bande dessinée à plusieurs voix, sera mon premier livre et sort en avril 2019 aux éditions Même pas mal. L’autre partie de mon travail est issue du dessin mais s’attelle aussi à explorer différents médiums, avec un certain goût pour le grotesque : création d’affiches, parfois pour des événements fictifs, travail du textile anti-traditionnel, fabrication de totems divinatoires, chambres témoins de disparitions mystérieuses, t-shirts de contrefaçon, éditions à usage unique. »

luccilegautier.tumblr.com
Instagram @luc.cile.gautier

Manuel Sajn
« Dans mon travail, je construis des dispositifs souvent performatifs que je compose d’images et de sons accumulés et issus d’extraits de vidéos amateurs, de films populaires et de vidéos de stock, combinés avec des captations en temps réel. Je m’inspire du fonctionnement de la mémoire – sa réécriture permanente, les erreurs d’information et sa non-continuité,… – pour mettre en place des espaces transmédias souvent référencés au cinéma d’anticipation.
Ils ont vocation à transporter le spectateur dans un monde dans lequel la réalité a perdu ses contours pour, dans un second temps, tenter de se la réapproprier en agissant depuis l’intérieur. »

(mis en ligne le 31. 10. 2018)