Une centaine d’étudiants de première année des deux sites d’arts plastiques de la HEAR se sont retrouvés à Mulhouse pour un workshop intitulé « 100 sur la surface ».

Afin de favoriser les rencontres étudiant(e)s des deux sites d’arts plastiques de la Hear le projet était de faire se rencontrer l’ensemble des premières années le temps d’un workshop, pour un travail d’impression ; une performance au regard du nombre. 3 enseignants impliqués dans la pédagogie de la première année Zoé Inch, Samuel François, Didier Kiefer sont à l’initiative de cette rencontre qui s’est tenu fin octobre 2018, pendant 2 jours, sur le site d’arts plastiques de Mulhouse.

Liens artistiques

« L’un des objectifs du workshop était de permettre aux étudiants de créer des liens artistiques et relationnels. Le médium de l’impression permettant la superposition des images des uns et des autres, facilitant la réalisation rapide de confrontations de gestes, il enclenche avec les uns et les autres, un dialogue, une rencontre ».

Chaque étudiant devait ramener un morceau de linoleum (100 x 100 cm). A leur arrivée à Mulhouse, la centaine d’étudiants se sont installé sur le Plateau (ndlr : un grand espace d’exposition et de travail au sein de l’école) pour commencer l’expérimentation plastique, seul ou en petit groupe.

La première phase du workshop était la réalisation du dessin pour l’impression en encre argentée sur papier noir. Le deuxième jour, chaque étudiant investissait une matrice au hasard pour y ajouter un autre dessin par-dessus.

Travail performatif

Les enseignants ont pensé ce workshop comme un travail performatif. « La dimension corporelle était très importante. C’était un défi de pouvoir faire se positionner et travailler ensemble autant d’étudiants dans un même espace. Une expérimentation sur la façon dont un geste en amène un autre et les champs du possible qui en découlent. Par le fait pédagogique, des découvertes en images, qui n’ont de valeurs que sur les questionnements qu’elles suscitent dans la finalisation de l’œuvre et le statut des réalisations produites ».

Initialement, les impressions devaient être détruites après le workshop. Seul le travail photographique devait être restitué. La découverte de cette surface d’images en m2, sa qualité en matière de rendu plastique nous ont convaincus d’archiver toute la production pour nous permettre d’investir d’autres espaces de présentation cette fois-ci sur le site de Strasbourg.

De l’avis de tous, une expérience à renouveler les prochaines années.


Retrouvez l'album photo du workshop 100 sur la surface