En parallèle d’un emménagement d’une partie des activités de la HEAR à la Manufacture des tabacs, le jardin du bâtiment historique strasbourgeois va être réinventé. Agnès Daval, paysagiste-conceptrice plasticienne et Philippe Ludwig, ingénieur écologue, sont aux commandes de cette requalification.

Le jardin de la HEAR à Strasbourg, qui fut le premier jardin botanique de Strasbourg et deuxième de France créé en 1619, est sur le point de connaître une métamorphose. Cette volonté de changement intervient dans un contexte particulier : avec le transfert d’une partie des activités de l’école à la Manufacture des tabacs (ndlr: voir notre article dédié), le jardin deviendra une zone de transition stratégique entre le bâtiment historique et la Manufacture. « Nous avons par ailleurs remarqué que le jardin est peu fréquenté par le public car il n’est pas vraiment adapté. À peine 1/5 du jardin est utilisé par les piétons… », explique Agnès Daval, paysagiste-conceptrice plasticienne, en charge du projet.

Nouvelle entrée

Les enjeux de cette requalification sont nombreux : créer une nouvelle entrée pour relier la HEAR à la Manufacture des Tabacs, rassembler les usages pour répondre à la dispersion actuelle (vélos, conteneurs, potager laboratoire et compost,…), définir et préserver de vrais zones de quiétude pour la faune, renforcer la biodiversité, renouer avec la diversité, l’expressivité du règne végétal et l’esprit de collection, optimiser les espaces et répartir la fréquentation, redessiner l’intimité de la conciergerie et faire disparaître les contraintes techniques tout en y répondant (accès livraison, accès pompier, etc.)

Biodiversité

Après plusieurs mois de travail, en relation avec les services des espaces verts et de l’urbanisme de l’Eurométropole de Strasbourg, Agnès Daval et Philippe Ludwig ont présenté au public de l’école le futur visage du jardin. Nouvelle entrée plus large et fonctionnelle avec notamment un système de stockage vélo à double hauteur, renforcement de la faune et la flore présentes, des espaces plus généreux à s’approprier, etc. « Le projet s’appuie sur une plus grande circulation pour le public et le renforcement de la biodiversité » conclut Agnès Daval. Les travaux devraient débuter à l’été 2021.