Histoire de formes, un regard contemporain sur la Grammaire de l’ornement (1865) – traité sur les formes majeures des motifs ornementaux d’Owen Jones – par Na Kim, Patrick Lindsay, Fanette Mellier et Ivan Murit. A l’invitation des étudiant·es de l’atelier de Communication graphique, les quatre graphistes livrent dans cette édition originale leur réinterprétation de l’ouvrage – référence du XIXe siècle ! La publication, tirée à 200 exemplaires est à découvrir jusqu’au 20 novembre à La Chaufferie – galerie de la HEAR dans le cadre de l’exposition Histoire de Formes, prolongement et déploiement de cette réinterprétation ! En partenariat avec les Musées de Strasbourg.

Depuis plusieurs années, l’atelier de Communication graphique de la HEAR collabore avec la Bibliothèque des Musées de Strasbourg pour mettre en valeur le fonds documentaire de cette institution rendant ainsi visible auprès du public la richesse de cette bibliothèque installée au sein du Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg.
Cette année, les étudiant·es d’année 4 ont invité quatre graphistes à produire un poster inédit – chacun accompagné d’un entretien – à partir de la Grammaire de l’ornement d’Owen Jones – ouvrage dont deux exemplaires sont conservés à la bibliothèque des Musées de Strasbourg et dont l’ambition était d’inspirer artistes, architectes et décorateurs.

L’enjeu de cette proposition était notamment de mettre à l’épreuve un modèle majeur pour les arts décoratifs et leur enseignement en le confrontant au regard d’étudiant·es d’aujourd’hui – Axel Alousque, Manon Brunel, Léa Govignon et Léa Panijel – qui ont choisi d’interroger des créateur·ices dont le travail donne un écho particulier à l’entreprise d’Owen Jones. L’exposition Histoire de formes prolonge et déploie l’ensemble de ces contributions inédites dans l’espace de La Chaufferie.

Ivan Murit
ou le système ornemental

« Pour ma production graphique, j’ai décidé d’utiliser ces formes que je génère lors d’expérimentations (…) Le format original d’une planche de la Grammaire est de 24 x 33 cm et la surface de ma production est huit fois plus grande. Cela implique une notion de distance dans la lecture et un mouvement du corps : selon qu’on s’approche ou qu’on s’éloigne, le motif devient une texture ou la texture fait motif. »

Fanette Mellier
et l’ornemental imprimé

« J’ai travaillé sur l’une des planches d’après nature situées en fin de la Grammaire, car je les trouve en rupture avec le reste et finalement assez étranges. J’aime le fait qu’elles s’échappent du format et offrent une lecture ouverte de la notion d’ornement et du lien nature / culture. »

Patrick Lindsay
la planche et la pédagogie

« En me replongeant dans certaines planches, j’y ai trouvé des similitudes avec mon travail. Certaines me faisaient penser aux engrenages des Lumigraphes, à l’art optique ou aux formes circulaires qui apparaissent régulièrement dans ma pratique. »

Na Kim
l’espace et la structure

« J’ai tout particulièrement apprécié la première partie du livre où il décline les principes fondamentaux de sa recherche. Cela m’a beaucoup fait penser à ma propre méthode de travail et j’ai pensé qu’il serait intéressant de rédiger moi aussi les grands principes qui caractérisent ma pratique. Parmi les 37 propositions d’Owen Jones, j’en ai sélectionné onze que j’ai réécrites et appelées Grammar of Found Compositions. »

Suivi pédagogique : Yohanna-My Nguyen et Jérôme Saint-Loubert Bié
En collaboration avec Lize Braat, Franck Knoery et Marine Tourret pour les Musées de Strasbourg.

 

— Histoire de formes, un regard contemporain sur la Grammaire de l’ornement d’Owen Jones
Publication à découvrir au sein de l’exposition éponyme
Diffusion dans la limite des stocks disponibles
— La Chaufferie, galerie de la HEAR
5 rue de la Manufacture des Tabacs à Strasbourg
Entrée libre – Vendredi, samedi, dimanche de 14 h à 18 h
jusqu’au dimanche 20 novembre 2022

Voir l'agenda de l'exposition Histoire de formes
Voir l'album photo de l'exposition © Antoine Lejolivet
La Grammaire de l'ornement - Wikisource